MENU
Accès PARTICULIERSAide aux aidantsAssociationsRompre la solitude

Présentation de la MAIA

L’objectif est de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie qui le souhaitent en renforçant l’articulation des intervenants des champs sanitaire, social et médico-social autour de la personne et de ses aidants. Cette nouvelle organisation vise à simplifier les parcours, réduire les doublons en matière d’évaluation, éviter les ruptures de continuité dans les interventions auprès des personnes et améliorer la lisibilité par l’organisation partagée des orientations. La MAIA (...)

MAIA Aisne Sud

Méthode d’Action pour l’Intégration
des services d’aide et de soins
dans le champ de l’Autonomie

4 avenue Pierre et Marie Curie
02400 Château-Thierry

Standard : 03 23 82 54 58
Fax : 03 23 82 19 64

 

NOUS CONTACTER
Plan du site
© 2017 MAIA Aisne Sud - Tous droits réservés • Mentions légales et Crédits du site

 

 

Accès Partenaires

Accueil > Actualités

La méthode du patient traceur s’avère aussi utile à la coordination ville-hôpital

Identification des dysfonctionnements par les perceptions du patient
La méthode du patient traceur est bien connue des établissements de santé, qui l’utilisent dans la certification. Elle permet d’analyser de manière rétrospective la qualité et la sécurité de la prise en charge du patient tout au long de son parcours ainsi que les interfaces et la collaboration interprofessionnelle et interdisciplinaire afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions d’amélioration. Cela en prenant en compte l’expérience du patient et de ses proches.

L’étude d’Adeline Cancel décrit et analyse, à partir d’entretiens menés avec le patient, l’organisation et la coordination du parcours de soins entre les professionnels de l’établissement de santé et les professionnels de soins primaires, en amont et en aval de l’hospitalisation. L’objectif est de mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements dans la coordination de soins et de positionner les compétences de l’infirmière de pratique avancée au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) dans l’amélioration et l’optimisation de cette coordination.

Huit équipes intégrées à l’étude
Une première phase de l’étude s’est déroulée entre septembre 2016 et juin 2017. Elle a réuni les professionnels de santé, de l’hôpital et des soins de ville, autour du projet et autour d’un patient. Les entretiens ont été menés et la réunion de synthèse réalisée. Il en résulte d’une part une fiche de synthèse avec les points positifs et négatifs et d’autre part un plan d’amélioration avec la définition d’actions et la désignation de pilotes pour chacune des mesures envisagées. Mais comme toute démarche qualité, il faut désormais évaluer son impact. Cette seconde phase sera conduite dans les trois à six mois. Ce travail ayant été mené dans le cadre de ses études, sur son temps personnel et ses propres deniers, il dispose d’un petit échantillonnage. Huit équipes (et huit patients traceurs) ont été intégrées, issues d’un cabinet de médecine de ville (plusieurs médecins et une secrétaire mais pas de fonction de coordination), d’une MSP avec coordination administrative ou d’une MSP avec infirmière coordinatrice des soins.

Des patients perdus et mécontents sans coordination
Trois axes ont été étudiés : la coordination à l’intérieur du groupe de référence, la coordination entre la ville et l’hôpital et celle entre l’hôpital et la ville. Résultat ? Quand il n’y a aucune coordination ou communication entre les professionnels de santé, les patients ne se sentent pas épaulés, se déclarent perdus et sont alors mécontents. A contrario, lorsqu’il y a une coordination, les patients se disent écoutés et encadrés et sont dès lors bien plus satisfaits de leur prise en charge. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire en termes de coordination
de soins, rapporte Adeline Cancel.

"Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant."
Adeline Cancel, infirmière de pratique avancée
S’agissant par ailleurs de la coordination ville-hôpital, de nombreux dysfonctionnements sont identifiés. "Heureusement qu’il y a les familles, qui sont aidantes", souligne l’infirmière. Médecin traitant d’un côté comme hôpital de l’autre doivent apprendre à se connaître et accroître leurs efforts pour transmettre l’information, y compris au patient. Pourtant, les moyens de coordination existent entre les deux secteurs. L’infirmière en a dressé un état des lieux. Néanmoins, elle déplore leur non ou faible utilisation. Cette étude a donc permis de mettre en relation directe les professionnels de santé hospitaliers et libéraux. Et en connectant les personnes ressources entre elles, cela a permis d’engranger une relation. "Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant", se réjouit Adeline Cancel. D’après elle, il est primordial d’agir au niveau local et avec des organisations spécifiques pour un meilleur résultat. Et en partant des besoins des professionnels et du patient, les résultats sont plus efficaces. Cette étude de cas sur la base du patient traceur, c’est du concret, insiste-t-elle. La méthode du patient traceur est donc, selon elle, "une méthode d’évaluation des pratiques professionnelles vraiment intéressante pour améliorer la coordination car elle permet une réelle remise en question des pratiques".

Des outils simples et rapides
Dans le cadre de son travail, Adeline Cancel s’est appuyée sur les guides méthodologiques de la HAS et a élaboré de nouveaux outils adaptés à la population et au contexte de l’étude : lettre d’information aux patients, aux professionnels de santé libéraux et aux établissements de santé pour expliquer la démarche ; grille d’entretien patient ; fiche de travail pour les équipes ; grilles d’entretien équipes de soins ; support de réunion de synthèse... Des outils simples et rapides. L’infirmière espère désormais leur utilisation, amélioration et adaptation afin d’augmenter l’usage de la démarche du patient traceur comme support de l’amélioration de la coordination ville-hôpital. Adeline Cancel, sollicitée pour publier ses résultats, espère désormais obtenir des
crédits pour développer cette idée.

Pia Hémery

Accès PARTICULIERSAide aux aidantsAssociationsRompre la solitude

Présentation de la MAIA

L’objectif est de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie qui le souhaitent en renforçant l’articulation des intervenants des champs sanitaire, social et médico-social autour de la personne et de ses aidants. Cette nouvelle organisation vise à simplifier les parcours, réduire les doublons en matière d’évaluation, éviter les ruptures de continuité dans les interventions auprès des personnes et améliorer la lisibilité par l’organisation partagée des orientations. La MAIA (...)
Accueil > Actualités

La méthode du patient traceur s’avère aussi utile à la coordination ville-hôpital

Identification des dysfonctionnements par les perceptions du patient
La méthode du patient traceur est bien connue des établissements de santé, qui l’utilisent dans la certification. Elle permet d’analyser de manière rétrospective la qualité et la sécurité de la prise en charge du patient tout au long de son parcours ainsi que les interfaces et la collaboration interprofessionnelle et interdisciplinaire afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions d’amélioration. Cela en prenant en compte l’expérience du patient et de ses proches.

L’étude d’Adeline Cancel décrit et analyse, à partir d’entretiens menés avec le patient, l’organisation et la coordination du parcours de soins entre les professionnels de l’établissement de santé et les professionnels de soins primaires, en amont et en aval de l’hospitalisation. L’objectif est de mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements dans la coordination de soins et de positionner les compétences de l’infirmière de pratique avancée au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) dans l’amélioration et l’optimisation de cette coordination.

Huit équipes intégrées à l’étude
Une première phase de l’étude s’est déroulée entre septembre 2016 et juin 2017. Elle a réuni les professionnels de santé, de l’hôpital et des soins de ville, autour du projet et autour d’un patient. Les entretiens ont été menés et la réunion de synthèse réalisée. Il en résulte d’une part une fiche de synthèse avec les points positifs et négatifs et d’autre part un plan d’amélioration avec la définition d’actions et la désignation de pilotes pour chacune des mesures envisagées. Mais comme toute démarche qualité, il faut désormais évaluer son impact. Cette seconde phase sera conduite dans les trois à six mois. Ce travail ayant été mené dans le cadre de ses études, sur son temps personnel et ses propres deniers, il dispose d’un petit échantillonnage. Huit équipes (et huit patients traceurs) ont été intégrées, issues d’un cabinet de médecine de ville (plusieurs médecins et une secrétaire mais pas de fonction de coordination), d’une MSP avec coordination administrative ou d’une MSP avec infirmière coordinatrice des soins.

Des patients perdus et mécontents sans coordination
Trois axes ont été étudiés : la coordination à l’intérieur du groupe de référence, la coordination entre la ville et l’hôpital et celle entre l’hôpital et la ville. Résultat ? Quand il n’y a aucune coordination ou communication entre les professionnels de santé, les patients ne se sentent pas épaulés, se déclarent perdus et sont alors mécontents. A contrario, lorsqu’il y a une coordination, les patients se disent écoutés et encadrés et sont dès lors bien plus satisfaits de leur prise en charge. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire en termes de coordination
de soins, rapporte Adeline Cancel.

"Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant."
Adeline Cancel, infirmière de pratique avancée
S’agissant par ailleurs de la coordination ville-hôpital, de nombreux dysfonctionnements sont identifiés. "Heureusement qu’il y a les familles, qui sont aidantes", souligne l’infirmière. Médecin traitant d’un côté comme hôpital de l’autre doivent apprendre à se connaître et accroître leurs efforts pour transmettre l’information, y compris au patient. Pourtant, les moyens de coordination existent entre les deux secteurs. L’infirmière en a dressé un état des lieux. Néanmoins, elle déplore leur non ou faible utilisation. Cette étude a donc permis de mettre en relation directe les professionnels de santé hospitaliers et libéraux. Et en connectant les personnes ressources entre elles, cela a permis d’engranger une relation. "Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant", se réjouit Adeline Cancel. D’après elle, il est primordial d’agir au niveau local et avec des organisations spécifiques pour un meilleur résultat. Et en partant des besoins des professionnels et du patient, les résultats sont plus efficaces. Cette étude de cas sur la base du patient traceur, c’est du concret, insiste-t-elle. La méthode du patient traceur est donc, selon elle, "une méthode d’évaluation des pratiques professionnelles vraiment intéressante pour améliorer la coordination car elle permet une réelle remise en question des pratiques".

Des outils simples et rapides
Dans le cadre de son travail, Adeline Cancel s’est appuyée sur les guides méthodologiques de la HAS et a élaboré de nouveaux outils adaptés à la population et au contexte de l’étude : lettre d’information aux patients, aux professionnels de santé libéraux et aux établissements de santé pour expliquer la démarche ; grille d’entretien patient ; fiche de travail pour les équipes ; grilles d’entretien équipes de soins ; support de réunion de synthèse... Des outils simples et rapides. L’infirmière espère désormais leur utilisation, amélioration et adaptation afin d’augmenter l’usage de la démarche du patient traceur comme support de l’amélioration de la coordination ville-hôpital. Adeline Cancel, sollicitée pour publier ses résultats, espère désormais obtenir des
crédits pour développer cette idée.

Pia Hémery

Centre de DOCUMENTATIONDispositif MAIA ex région Picardie

MAIA Aisne Sud

Méthode d’Action pour l’Intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’Autonomie
4 avenue Pierre et Marie Curie - 02400 Château-Thierry
Standard : 03 23 82 54 58 • Fax : 03 23 82 19 64

Nous contacter

© 2017 MAIA Aisne Sud - Tous droits réservés • Mentions légales et Crédits du sitePlan du site
Rechercher :
Par COMMUNE Par SERVICE
Centre de DOCUMENTATIONDispositif MAIA ex région Picardie
Accueil > Actualités

La méthode du patient traceur s’avère aussi utile à la coordination ville-hôpital

Identification des dysfonctionnements par les perceptions du patient
La méthode du patient traceur est bien connue des établissements de santé, qui l’utilisent dans la certification. Elle permet d’analyser de manière rétrospective la qualité et la sécurité de la prise en charge du patient tout au long de son parcours ainsi que les interfaces et la collaboration interprofessionnelle et interdisciplinaire afin d’identifier et de mettre en œuvre des actions d’amélioration. Cela en prenant en compte l’expérience du patient et de ses proches.

L’étude d’Adeline Cancel décrit et analyse, à partir d’entretiens menés avec le patient, l’organisation et la coordination du parcours de soins entre les professionnels de l’établissement de santé et les professionnels de soins primaires, en amont et en aval de l’hospitalisation. L’objectif est de mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements dans la coordination de soins et de positionner les compétences de l’infirmière de pratique avancée au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) dans l’amélioration et l’optimisation de cette coordination.

Huit équipes intégrées à l’étude
Une première phase de l’étude s’est déroulée entre septembre 2016 et juin 2017. Elle a réuni les professionnels de santé, de l’hôpital et des soins de ville, autour du projet et autour d’un patient. Les entretiens ont été menés et la réunion de synthèse réalisée. Il en résulte d’une part une fiche de synthèse avec les points positifs et négatifs et d’autre part un plan d’amélioration avec la définition d’actions et la désignation de pilotes pour chacune des mesures envisagées. Mais comme toute démarche qualité, il faut désormais évaluer son impact. Cette seconde phase sera conduite dans les trois à six mois. Ce travail ayant été mené dans le cadre de ses études, sur son temps personnel et ses propres deniers, il dispose d’un petit échantillonnage. Huit équipes (et huit patients traceurs) ont été intégrées, issues d’un cabinet de médecine de ville (plusieurs médecins et une secrétaire mais pas de fonction de coordination), d’une MSP avec coordination administrative ou d’une MSP avec infirmière coordinatrice des soins.

Des patients perdus et mécontents sans coordination
Trois axes ont été étudiés : la coordination à l’intérieur du groupe de référence, la coordination entre la ville et l’hôpital et celle entre l’hôpital et la ville. Résultat ? Quand il n’y a aucune coordination ou communication entre les professionnels de santé, les patients ne se sentent pas épaulés, se déclarent perdus et sont alors mécontents. A contrario, lorsqu’il y a une coordination, les patients se disent écoutés et encadrés et sont dès lors bien plus satisfaits de leur prise en charge. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire en termes de coordination
de soins, rapporte Adeline Cancel.

"Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant."
Adeline Cancel, infirmière de pratique avancée
S’agissant par ailleurs de la coordination ville-hôpital, de nombreux dysfonctionnements sont identifiés. "Heureusement qu’il y a les familles, qui sont aidantes", souligne l’infirmière. Médecin traitant d’un côté comme hôpital de l’autre doivent apprendre à se connaître et accroître leurs efforts pour transmettre l’information, y compris au patient. Pourtant, les moyens de coordination existent entre les deux secteurs. L’infirmière en a dressé un état des lieux. Néanmoins, elle déplore leur non ou faible utilisation. Cette étude a donc permis de mettre en relation directe les professionnels de santé hospitaliers et libéraux. Et en connectant les personnes ressources entre elles, cela a permis d’engranger une relation. "Du moment que le contact est établi, c’est un grand pas en avant", se réjouit Adeline Cancel. D’après elle, il est primordial d’agir au niveau local et avec des organisations spécifiques pour un meilleur résultat. Et en partant des besoins des professionnels et du patient, les résultats sont plus efficaces. Cette étude de cas sur la base du patient traceur, c’est du concret, insiste-t-elle. La méthode du patient traceur est donc, selon elle, "une méthode d’évaluation des pratiques professionnelles vraiment intéressante pour améliorer la coordination car elle permet une réelle remise en question des pratiques".

Des outils simples et rapides
Dans le cadre de son travail, Adeline Cancel s’est appuyée sur les guides méthodologiques de la HAS et a élaboré de nouveaux outils adaptés à la population et au contexte de l’étude : lettre d’information aux patients, aux professionnels de santé libéraux et aux établissements de santé pour expliquer la démarche ; grille d’entretien patient ; fiche de travail pour les équipes ; grilles d’entretien équipes de soins ; support de réunion de synthèse... Des outils simples et rapides. L’infirmière espère désormais leur utilisation, amélioration et adaptation afin d’augmenter l’usage de la démarche du patient traceur comme support de l’amélioration de la coordination ville-hôpital. Adeline Cancel, sollicitée pour publier ses résultats, espère désormais obtenir des
crédits pour développer cette idée.

Pia Hémery

MAIA Aisne Sud

Méthode d’Action pour l’Intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’Autonomie
4 avenue Pierre et Marie Curie - 02400 Château-Thierry
Standard : 03 23 82 54 58 • Fax : 03 23 82 19 64

Nous contacter

© 2017 MAIA Aisne Sud - Tous droits réservés • Mentions légales et Crédits du sitePlan du site